Casque Sena R1

Casque Sena R1

À l’heure du 21ème siècle, nous sommes tous hyper connectés, et l’époque est définitivement à la communication. L’innovation est un maître mot dans nos vies de tous les jours, et nous sommes épris de nouvelles technologies.

Et le cyclisme suit parfaitement cette tendance, dans le design et la technicité des vélos étudiés en soufflerie, après avoir été préalablement développés sur des logiciels à éléments finis. Les vêtements sont intelligents et intègrent parfaitement esthétisme et qualité thermodynamique. Souplesse et rigidité pour confort sensoriel et efficacité mécanique aux pieds, aux lunettes polychromatiques pour une vision optimale et même optimisée. Avec toujours l’élégance tant importante à l’image d’une marque, et finalement de soi dans l’identification et la définition de sa personnalité.

Un élément indissociable du cycliste moderne n’a pourtant que peu évolué vers son plein potentiel. Bien entendu nombres de casques du marché proposent confort par un réglage occipital micrométrique et un poids mesuré, performance dans l’absorption des chocs pour la sécurité, un design aéro, ventilé, épuré, ou tendance pour les caractériser.

Mais combien de cyclistes, amateurs et professionnels, peut-on voir les écouteurs sur les oreilles ? Combien de situations compte-t-on dans les pelotons de cyclotouristes qui s’avertissent inefficacement de dangers de l’arrière à la tête du groupe ? Et de conversations téléphoniques sur le vélo ? Et c’est à ces besoins que le casque Sena R1 vient répondre, et plus encore ! 

Toutefois, les premières questions à l’essai d’un nouveau casque concernent les caractéristiques basiques :

  • Est-il beau et me va-t-il bien ?
  • Quel confort celui-ci offre-t-il une fois sur la tête ?
  • Le réglage occipital est-il irréprochable ?
  • La lanière et la jugulaire, quel confort et quelle qualité en visuel et au toucher ?

Mauvaise nouvelle pour la concurrence, rien que sur ces points premiers de comparaison, ils sont très forts les ingénieurs de la R&D de chez SENA Technologies !! Pourtant toujours très exigeant avec les casques, de mon appréciation propre, je suis incontestablement séduit  par le R1 – Smart Cycling Helmet au niveau de son qualificatif, ce que plus loin je vais développer.

De ce qui importe également à mes ami(e)s, ma famille et un peu à moi-même aussi, les certifications et l’homologation de sécurité FFC, en terme de protection mais aussi de limitation d’interférences électromagnétiques – tout est parfaitement en règles avec la législation, pour rouler l’esprit tranquille, léger aussi !

Justement le poids, qu’en est-il ? 380 grammes en taille M 55-59cm, soit deux fois plus lourd que les casques les plus légers du marché, et alors ? Une bonne musculature splénius et sterno-cléïdo-mastoïdien et vous ne sentirez en rien de réelle différence. Perdons cette fâcheuse habitude de toujours tout ramener aux critères de la compétition de haut niveau.

Après la R&D de SENA Technologies, parlons de leur R&I pour ceux coutumiers des départements spécialisés des entreprises à forte valeur ajoutée. Technique bien connue des chercheurs, rien ne se crée ex-nihilo. Soit on copie la nature, soit on bénéficie de la chance et du hasard d’un évènement faisant résonnance de réflexions, ou encore on transpose d’un domaine à un autre, comme de la moto au vélo…

Radio, musique MP3, informations GPS ou téléphone par couplage Bluetooth 4.1, liaison Intercom entre 4 casques, tout cela avec trois boutons et une commande vocale en complément, qui vous demanderont bien entendu quelques efforts d’automatisation. Très évidemment, SENA a pensé l’apprentissage des combinaisons comme non trivial et vous propose un guide de démarrage rapide salutaire. Soyons honnête, la nature humaine est partisante du moindre effort et ainsi quelque peu paresseuse, mais l’idée de profiter de toutes ces fonctionnalités et d’épater les copains dans le peloton, des arguments imparables qui lèveront ces freins pour laisser filer le train roulant.

Et nous voilà parti avec Alex pour tester le système sur nos routes provençales ! Radio ou musiques MP3, nous avons pu partager nos morceaux favoris, sans pour autant perdre l’attention sur la circulation environnante et autres dangers pour lesquels l’ouïe reste attentive. L’intercom s’est révélé très intéressant et performant avec la possibilité de communiquer malgré notre différence de niveau dans les ascensions, jusqu’à 900 mètres maximum de distance. Une autre utilisation est d’équiper le conducteur d’une voiture suiveuse, dans tous les cas un système de réduction de bruit avancé est intégré garantissant une qualité et un confort auditif parfait.

Sur le vélo, nous sommes aussi un peu au bureau. Et la réception d’appels nous rappelle à nos missions  simplement en lâchant d’une main le guidon pour un appui simple sur un bouton. Début de la conversation. Avec la même simplicité, on passe rapidement de niveaux sonores moindres à plus élevés, tout comme avec les stations de radios FM.

Arrivés à destination, vérification du niveau de charge de la batterie par clignotement lumineux pour moi, ou plus simple via l’information vocale pour Alexandre. L’autonomie dépendra de votre niveau d’utilisation mais 2h30 pour une pleine charge via câble usb suffiront.

Enfin, parlons de l’application disponible sous système Androïd ou iOs. Une structure bien pensée et un paramétrage pour la définition de préférences, d’enregistrements de stations de radio ou de numéros de téléphone favoris, tout est pensé pour ne pas se compliquer la vie. En conclusion, pour moi qui suis diplômé d’un doctorat en électronique, mon analyse finale et résumée est qu’ils sont vraiment très forts chez Sena Technologies !

Pédalez en Grèce

Pédalez en Grèce

Pédalez en Grèce

« Bien préparer la saison », une idée prégnante qui occupe les esprits de tous les Cyclosportifs en ce début d’année que ce soit pour une, quelques ou toute une série de cyclosportives comme le proposent certains Challenges (Assurance Vélo). Aussi, en cette période de températures hivernales, il est courant de participer à quelques stages dans le Sud de la France, ou encore en Espagne comme très usuellement.

Nous Spartiates, descendants d’Héraclès comme Léonidas, pour Force et Hardiesse

Années après années, les routes et paysages deviennent communs, alors pourquoi ne pas découvrir de nouvelles cultures, d’autres horizons, et des tracés inédits aux profils exigeants pour faire de vous… un vrai guerrier !

Quête et Conquête !

Avec pour elle, l’histoire de combats homériques et les légendes de la mythologie, la Grèce et sa région de Péloponnèse sauront vous insuffler ce qui est l’arme absolue des vainqueurs : l’esprit ! Mais dans un pays si lointain, à la langue et l’alphabet inconnus, sans aucun repère de ce qui vous empêcherait de vous concentrer sur votre objectif de progresser. Aux premiers abords une affaire bien compliquée. Mais Agis et Tom, avec leur entreprise Pedal Greece, seront là pour vous assister, vous proposant un séjour « all inclusive » haut de gamme. Du sur-mesure. J’ai eu la chance d’être convié à découvrir leurs propositions, et au-delà de l’attente d’un résultat, j’y ai vécu le voyage avec ses rencontres et ses belles aventures humaines.

Timelapse

Depuis l’aéroport de Marseille, une heure trente-cinq de vol pour atteindre Munich. Se présentent ensuite quarante-cinq minutes d’attente de correspondance, investies en profitant de cette si sympathique culture allemande, avec une petite collation bretzel et café. Deux heures vingt plus tard, me voilà déjà à Athènes avec des températures très agréables alors que très basses même en Provence en ce début Novembre. Je rencontre Agis, l’organisateur principal de ces séjours de stage ou de cyclotourisme, en même temps que mon confrère allemand de Bicicletta da Corsa, très sympathique dès le premier échange. Trois heures de voiture à faire connaissance, discuter du programme de l’aventure, de sujets vélo et d’actualité. Nous arrivons enfin à destination : la ville de Mistra. Tom, le co-organisateur nous y attend, en compagnie de notre consœur Ruby du magazine hollandais Soigneur, et Nassos le photographe de l’évènement. Premier dîner du soir, présentation de notre guide et d’accompagnateurs, premier repas dans la plus pure tradition grecque, tous plats commandés en commun et succulemment partagés : le Mezze ! Nous dormirons à Mistra pour deux nuits, Sparte est à quelques kilomètres seulement, l’esprit de Léonidas imprègne les lieux, nous nous réveillerons valeureux.

Première bataille

 Petit déjeuner copieux avec yaourt grec bien sûr, pain, beurre, miel et confitures, sur la terrasse au petit matin en t-shirt avec déjà une dizaine de degrés à l’ombre des orangers.
Préparation et réglage, nous sommes fin prêts à découvrir cette contrée inconnue aux reliefs très prometteurs !
Dernier petit café, en tenue Top Vélo et armé de mon casque Légende Bleu-Blanc-Rouge pour l’occasion.
Premiers tours de roues, direction Sparte et au-delà, vers un paysage montagneux.
Une fois la première ascension engagée, nous retrouvons le guide à vélo pour le reste de la sortie, la route ayant été initialement indiquée par les organisateurs en voiture ouvreuse.
D’autres jeunes compétiteurs locaux bien affûtés ont été conviés pour former un joli peloton avec toutes ses possibilités de rencontres. Échanges et discussions, quart de roues, accélération et mesure des forces en présence. Première observation, peu connue comme terre de cyclisme, le niveau n’en est pas forcément moins important, surtout dans cette zone géographique faite de successions de montées et de descentes mais jamais très longues et trop exigeantes au final.
Puisqu’on en est à cette référence, les routes dans cette région de Péloponnèse s’avèrent peu fréquentées et en excellent état général. Les quelques grosses ornières apparaissant étonnamment sur tapis roulant.
Finalement, on s’amuse un peu, on s’entraîne par quelques fractionnés, mais surtout on s’attend aux sommets et aux cafés.
Alors que le paysage trouve des similitudes provençales d’un côté de la route, alpines de l’autre, avec de petites végétations de zones très arides et sur-ensoleillées. Le gigantisme des rochers de montagne imposant le respect, on se retrouve surtout finalement à contempler des troupeaux de moutons, aux offrandes religieuses (des petites bâtisses tout le long de la route) aux marbres abondants. Un autre et nouveau monde qui s’offre à nous, comme en cadeau, ce magnifique dépaysement.
Avec une première journée à 110 kilomètres et 2 600 mètres de dénivelé positif et 100% d’enchantement dans la montagne de Parnonas, place à la récupération et au dîner. Couché avec des pensées irrépressibles au lendemain pour découvrir et se mesurer à la montagne du Taygète, puis… direction la mer !

Question de Culture

Second matin, et au réveil toujours la même stupéfaction, il fait si bon ! Comme le soleil, l’humeur et l’enthousiasme sont au beau fixe. Faire du vélo dans un endroit béni des dieux, se retrouver avec des gens des plus sociables, serviables et agréables, il ne pourrait en être mieux.
Mêmes conditions pour le deuxième petit déjeuner, dans la décontraction : café, céréales, jus de fruits, produits locaux de qualité et programme du jour en partie révélé. Dans les discussions avec mon confrère Ralph de Bicicletta da Corsa, en petite anecdote, nous nous étonnons de quelle manière les grecs peuvent s’interpeller pour obtenir un renseignement… Pas de salutations mais une demande d’information directe, qui fait qu’on imagine facilement deux personnes d’une même famille s’étant déjà entretenues plus tôt. Un rappel que le monde n’est pas celui que l’on conçoit, mais si l’ouverture d’esprit est là, celui que l’on perçoit.
Autre fait assez « dérangeant », à scooter ou à moto, en ville ou sur les splendides routes touristiques, motorisés les grecs roulent le casque au bras !
L’analyse est qu’il y a une forme de courtoisie quelquefois évidente, quelquefois subtile en milieu urbain, les esprits sont alors plus sereins.
De plus, pour les grandes embardées les routes sont très peu fréquentées en cette période hors saison. Quelques explications certaines à un choix de ce qui nous est le plus cher : l’insouciance et la liberté, cheveux au vent !
Puisqu’on en est sur le sujet hors-agglomération, nous avons constaté par ailleurs une bienveillance marquée des automobilistes avec patience et écarts significatifs pour les dépassements, quelquefois même d’en face : klaxon et mains de salutations.
La Grèce, comme on se l’imagine, est toujours relative à des clichés mais quelques-uns sont forcément vrais.
En ce sens que nous avons croisé de nombreux aïeux, occupés à jouer dans les bars-cafés, assis le long des routes à observer la course du soleil sur toute la journée, ou encore à avancer vers une destination énigmatique, avec canne en soutien.
Des corps affaissés, si on devait en estimer l’âge par la courbure du dos ou encore les sillons de visages tant tannés, 90 ans seraient bien le minimum pour nombre d’entre eux.

Du passé au présent

Pour cette seconde journée, nous sommes conviés à visiter les ruines de la cité de Mistra. Il n’est faire aucun mystère du caractère très religieux de la région et des lieux.
Sous les cloîtres, dans les églises et leurs chapelles, entre autres habitations d’ecclésiastiques, l’histoire des hommes qui y ont vécu, ont construit et ont fait preuve de tant d’ingéniosité architecturale et de sensibilité artistique. Une découverte autant silencieuse que riche intellectuellement et philosophiquement, on se promène dans les dédalles du temps.

En deux épisodes, l’assaut final

Le Taygète est à nous, plutôt à l’ombre en début d’ascension. Les températures étaient un peu justes sans manchettes et gilet, mais les rayons du soleil retrouvés pour les deux tiers suivants garantissaient un moment des plus plaisants. En pleine nature au creux de l’immensité des montagnes, et entre effort raisonnable, discussions et contemplations, ce qu’apporte le vélo invariablement : le bonheur résolument.
Direction la mer Ionienne, et la ville de Kalamata dont l’histoire rejoint celle de l’Illiade. Mais deux milles ans après Jésus-Christ, les conquêtes de territoires ont laissé place au tourisme, la guerre à la paix. Les guerriers sur destriers à deux roues sont pacifiques.
Petite collation en bord de mer à Kardamyli avec fruits séchés comme sucreries, le défi des quarante derniers kilomètres pouvait être relevé. Un challenge chronométré, car la nuit ne serait plus longue à tomber…
Encore plusieurs longs faux plats, quelquefois le vent avantageux, quelquefois contrariant. Garder les roues et la lucidité nécessaire dans le money time que nous ne connaissons que trop bien. À bloc, les crampes gérées, le mental à forger pour les dernières dizaines de kilomètres, et parachever ce stage par un test mental d’abnégation.
144 kilomètres et 2700 mètres de dénivelé positif, sous entraîné. Validé !
La nuit est arrivée mais juste à temps, objectif atteint avec soulagement et émerveillement. Un hôtel « château » dans une crique à la beauté hypnotique comme lieu d’hébergement. La faveur du surclassement ! Comme cela avait commencé, un dîner avec plat sur la table à partager. Tout au bord d’une eau transparente et limpide, d’où nous venaient directement, les poissons et fruits de mer si frais de ce restaurant de petits pêcheurs authentiques.

Épilogue du premier acte d’une épopée

Après une nuit salvatrice et régénératrice à l’hôtel Limeni Village, retour à l’aéroport avec le seul regret de ne pas profiter d’une journée supplémentaire dans cet endroit paradisiaque, avec ami(e)s ou famille.
Prochaine session proposée du 19 au 22 Avril, peut être aurais-je la chance d’y retourner et je l’espère… de vous y rencontrer !

Pour tous renseignements : www.pedalgreece.com
Pour le prochain stage, offre spéciale de lancement : www.pedalgreece.com/special

Français LV1 / LV2

J’ai pu pratiquer mon anglais tout au long de ce séjour, ce qui a été loin de me déplaire, ceci ajoutant un intérêt intellectuel supplémentaire à ce voyage.
Mais si vous êtes fâché avec la langue de Shakespeare, sachez que par le passé le français était la langue vivante numéro un majoritairement enseignée en Grèce. Depuis, la mondialisation et l’hégémonie anglo-saxonne ont fait leurs œuvres, mais un lien indéfectible et affectueux subsiste.
Agis et Tom se chargeront alors d’intégrer un accompagnateur francophone sans difficulté, si tel est votre souhait.
L’idée de leur proposition est du sur-mesure pour votre plus grande satisfaction, tout en ayant cette forte motivation d’être des acteurs, ambassadeurs de leur pays, on le ressent et on le comprend, qu’ils chérissent. Pour leur terre, pour leur culture, dont on les sent fiers, respectueuses et solidaires salutations !