Visite chez Bioracer

Visite chez Bioracer

C’est à l’est de la Belgique, entre Hasselt et Eindhoven que se trouve l’usine de Bio Racer. Un lieu magique où sont créés quelques-uns des plus beaux vêtements de cyclisme. Un endroit où la fabrique de textile est bien plus que le seul fait de coudre des empiècements de fibre. On vous emmène faire un tour…

Des couleurs à la technique, toute la passion

Chez Bioracer on est en famille. La proximité entre son PDG Raymond Vanstraelen et son équipe impressionne. À notre arrivée c’est même Raymond qui nous prépare le café. Ristretto bien entendu !
La décontraction est de mise dans ce lieu où tout nous est ouvert. Ici pas de secret, on se plait à partager et faire partager ce que l’on fait.

De notre côté, il est impossible de louper l’usine. Sa devanture gigantesque aux couleurs de la marque interpelle et surprend dans le monde du cyclisme. Nous ne sommes pas chez un fabricant de vélo hyper médiatisé, pourtant ici on est fier de s’afficher et d’afficher ses couleurs.

Une usine lumineuse, des bureaux ultramodernes

Des phrases géantes affichées aux murs, des verrières un peu partout et de grands espaces. Ouverte, claire et accueillante voilà le premier ressenti en entrant chez Bioracer. La gamme actuelle est évidemment présente et disponible à l’essai. Quelques modèles spéciaux sont aussi présents, histoire de montrer tout le savoir-faire maison.

Des prototypes fabriqués sur place

Une des forces de Bioracer dans le lancement de nouveaux produits est la possibilité de fabriquer directement les prototypes. Dans le Protolab sont étudiés tous les nouveaux vêtements. Pour les équipes pros les coureurs peuvent venir sur place et dicter leurs besoins précis.
De la combinaison de contre-la-montre fabriquée sur-mesure avec la peau extérieure aux couvres-chaussures qui remontent haut sur la jambe dont les coureurs sont si friands.
Autre point sensible, le laboratoire de test qualité. Tout est testé, éprouvé des milliers de fois. Des bretelles aux peaux de cuissards ou encore la flexibilité de telle ou matière.

L’impression maitrisé pour la sublimation

Avant d’entrer dans l’usine où les machines à coudre font loi, on passe au milieu de gigantesques imprimantes qui officient quasiment en permanence. Première étape avant la sublimation qui consiste à transférer la couleur au préalable imprimée sur papier directement sur le tissu.

Des tissus par centaines

Entreposés directement dans le lieu de fabrication et de couture, les rouleaux de tissus sont entreposés par centaines. De toutes les sortes, compatibles avec l’impression ou de directement couleurs dans le cas contraire, les couturières n’ont qu’à se servir. Avant leur couture, les peaux sont centrées sur un mannequin retourné pour garantir un parfait centrage. À l’ancienne !

Un outil informatique incroyable

Bioracer travaille de très près avec les coureurs et leurs équipes. La marque a développé un système destiné à mesurer l’efficacité d’une position sur le vélo. Le cycliste se place face à une caméra place devant lui qui filme et mesure le coefficient de pénétration dans l’air. Avec l’aide des deux caméras latérales il est possible d’optimiser sa position dans toutes les situations possibles et surtout de voir en temps réel l’impact de telle ou telle modification. Bluffant ! Avec l’aide d’autres outils comme ceux permettant de poser parfaitement les cales, Bioracer dispose de tout le matériel nécessaire pour optimiser la performance des coureurs ou des cyclistes désireux d’améliorer leurs performances.
On comprend mieux ainsi la véritable passion que nourrissent les champions pour les productions siglées Bio racer. Entre innovation permanente et savoir-faire, Bio racer s’est imposé comme la référence en termes de modernité textile. Incontestables !

Legend 38mm Pro

Legend 38mm Pro

Les constructeurs de roues artisanales sont nombreux en France ! Legend en fait partie, proposant une gamme large allant de la roue route, VTT, piste et contre-la-montre. Nous avons choisi d’essayer les PRO 38 mm qui bénéficient des solutions techniques les plus avancées que propose la marque, comme une jante arrière asymétrique ou encore des rayons différenciés…

38 mm, profil idéal !

Une jante spéciale

Une jante arrière qui n’a rien à envier à certains grands constructeurs ! Par sa forme asymétrique on comprend que Legend s’est creusé la tête sur la technique de sa roue. Comment annuler les effets néfastes de la transmission de puissance ? Comment mieux équilibrer la roue au niveau de la tension du rayonnage et rétablir un bon équilibre malgré le parapluie ?

C’est le type de questions que doivent se poser la plupart des bons monteurs de roues, et l’usage d’une jante asymétrique permet d’en résoudre une partie (seulement une partie du problème car à part monter une roue à la manière de Guy Frullani, il y a toujours des désagréments causés par le parapluie).

Problème qui est plus fréquent lorsque la jante est particulièrement basse. Ici avec 38 mm la jante est normalement suffisamment solide et rigide pour tenir le choc, mais on ne peut que saluer ce choix technique.

La marque communique aussi sur le fait que le carbone utilisé est du Toray, 11% plus léger que celui utilisé auparavant. Enfin, les jantes sont aussi compatibles Tubeless !

Un choix de montage personnalisé

Partant de la jante carbone 38 mm comme base, il est possible de choisir parmi plusieurs moyeux. Des DT-Swiss 180s, les fameux 240s et les moyeux maison baptisés RS. C’est ceux-ci équipent nos roues d’essai. Avec une masse de 91 grammes pour le moyeu avant et 221 grammes pour l’arrière ce ne sont pas les plus légers du marché mais ils devraient garantir une bonne rigidité. Le choix des rayons à tirage droit nous paraît être le meilleur en ce qui concerne la performance de la roue.
À propos des rayons, Legend fait le choix d’équiper ses roues Pro de deux types de chez DT. Les Aerolite pour la roue avant et la nappe côté opposé cassette tandis que les Aero Comp officient côté cassette avec 130 kg de tension. Des rayons couplés à des écrous interne qui font gagner 4% en trainée aérodynamique selon la marque et DT.

Sur la route

Montées sur un Bianchi Specialissima, cadre très tolérant en matière de train roulant, les Legend sont bien plus voyantes que les Bora 35 qui équipent notre vélo en montage d’origine. Il est bien sur possible de personnaliser la peinture des marquages, pour l’accorder pleinement à votre monture. Pensez-y car Legend le propose ! Dès les premiers mètres il ne fait aucun doute que les pneus Pirelli pénalisent un peu le vélo en confort. Un montage Tubeless serait certainement plus agréable. Malgré ce ressenti ça file et je ne ressens ni inertie, ni manque de rigidité. Évidemment par rapport aux Bora à boyaux, outre les 150 grammes supplémentaires il n’y a pas la même vivacité. Mais il y a aussi presque 1000 euros d’écart ! Étonnamment c’est en côte que j’ai le plus apprécié ces roues. Sur le plat elles font le job et procurent de bonnes sensations, mais lorsque la route grimpe elle se révèlent ! La roue arrière est décidément très rigide. La jante asymétrique et le rayonnage très costaud se ressentent et permettent l’usage de gros braquet sans la moindre perte de puissance. Comme si je roulais aves des roues de 50mm ou plus mais avec la facilité d’un profil de 38 mm. Grisant. Sur le plat leur rigidité leur permet de rouler vite et elles ne sont pas trop sensibles en cas de vent latéral, ce qui est un excellent point. En cas d’accélération franche elles réagissent et permettent d’augmenter rapidement la vitesse. Dans cette situation précise, leur masse de presque 1300 grammes me semble idéale. La précision de pilotage est parfaite en descente. Le freinage est doux et ne renvoie aucune vibration dans l’avant du vélo. Il me semble cependant moins puissant qu’avec certaines autres roues à freinage patin du marché, comme les Mavic ou les Campagnolo. La consistance du freinage, directement lié à l’échauffement de la jante est sans critique.

Des performances excellentes et un rapport qualité-prix-poids de premier plan

C’est ce qui ressort de l’essai des Legend Pro 38 mm. À moins de 1500 euros vous disposez d’une paire de roue qui vous garantira des performances de haut niveau et qui adopte des solutions techniques éprouvées et modernes. Au-delà du simple montage de roue (les monteurs de roues pullulent), Legend est capable de proposer un produit très bien fini, conçu avec réflexion et intelligence. Ça se ressent sur le vélo !

Legend 38mm Pro

Fiche technique

Poids : 1295 grammes Hauteur Jante : 38 mm Largeur jante : Externe 25 mm

Moyeux : Legend RS (91 grammes AV et 211 grammes AR)
Rayons : Dt Aerolite et Dt Aero Comp (côté opposé cassette), 20 à l’avant et 24 à l’arrière, croisés par 2
Tarif : 1490 euros la paire

Eddy Merckx : le nouveau 525 est là !

Eddy Merckx : le nouveau 525 est là !

Tout juste dévoilé le nouveau fer de lance de chez Eddy Merckx, le 525 est déjà arrivé chez Top Vélo. On vous présente quelques caractéristiques et photos de notre vélo d’essai avant un Supertest !

Les lignes sont trompeuses, bien qu’il ressemble assez à l’ancien modèle EM 525, le nouveau vélo Eddy Merckx est totalement nouveau.
Il garde le nom 525 (pour le total des victoires d’Eddy) et c’est tout. Avec un poids de 860 grammes en version à freinage classique et 925 grammes en freinage disque, il est bien plus léger. La fourche est annoncée à respectivement 330 et 360 grammes.
La forme caractéristique en décrochage très anguleux des haubans a été conservée.

On remarque tout de suite que l’avant du vélo bénéficie d’une intégration complète de la câblerie avec un système emprunté au Ridley Noah Fast.
Le poste de pilotage entièrement en carbone monobloc est disponible en longueur de potence de 90 à 140 mm et en largeur de cintre de 34 à 44 cm.

Olivier Naesen pose avec le nouveau vélo que lui et son équipe AG2R utiliseront dès à présent.  

Adopté par Romain Bardet et son équipe AG2R dès à présent, il remplacera avantageusement le Ridley Helium SLX auparavant utilisé et repeint aux couleurs Eddy Merckx !
La marque annonce avoir travaillé sur l’aérodynamisme (ça se voit) le confort et la capacité à grimper.

Son essai (en forme de Supertest) arrive très bientôt sur Top Vélo, on vous dira si son comportement se distingue du Noah Fast qui semble être son frère !

Fulcrum Speed 40 DB

Fulcrum Speed 40 DB

Fulcrum prend son envol et propose désormais une très large gamme de roue différente de celle de la société mère Campagnolo. Une offre nouvelle qui contentera des cyclistes qui roulent en disque, en Shimano, en Sram ou même en Campagnolo !
À l’essai les Speed 40 DB, le top de gamme chez Fulcrum !

La roue à disque ultraperformante

La gamme Speed, ultra complète

Avec les Speed 40 et 55 Fulcrum propose une multitude de déclinaisons, de quoi contenter tous les cyclistes qu’ils soient amateurs, cyclo, coureur ou champion. Dans la gamme 40 mm on peut compter sur la version à freinage disque (DB) à pneus ou Tubeless qui existe aussi à boyaux. En freinage normal c’est la même chose, pneus et Tubeless ou boyaux. Avec la possibilité de choisir entre un corps de cassette Campagnolo, Shimano ou XDR il est ainsi possible d’équiper tous les vélos du marché avec cette paire de roues.
Et ça n’est pas tout, il existe aussi une variante 55 mm (qui se destine avant tout aux parcours plats) qu’il est possible de mixer avec la 40 créant ainsi un « combo » !

Un montage de très haut niveau

La Speed 40 reprend toutes les caractéristiques attendues sur des roues haut de gamme : jante carbone très légère, moyeux en carbone à roulements céramiques et flasques surdimensionnées, masse contenue et rigidité conséquente. De quoi allègrement remplacer des roues à disques en première monte au comportement paresseux…
Côté technique Fulcrum bénéficie évidemment de toute la connaissance de Campagnolo mais s’affirme désormais comme une marque à part entière avec ses propres jantes et son propre rayonnage. Des jantes de 40 mm de haut et 26,5 mm de large (19 mm interne) réalisées en carbone « Twill ».
Des jantes très techniques qui bénéficient d’une forme aérodynamique étudiée en simulation par ordinateur et en soufflerie afin d’offrir le meilleur ratio entre pénétration dans l’air et sensibilité au vent latéral. Le résultat est une jante légèrement plus large qu’auparavant (plus légère cependant) et au bord d’attaque plus arrondi.
Les moyeux ont des flasques surdimensionnées en aluminium usiné CNC et de parties centrales en carbone. De très belles pièces équipées de roulements céramiques USB de type cônes-cuvettes. Des roulements à billes entièrement réglables qui offriront une durée de vie et une fiabilité (bien entretenus) sans commune mesure avec des plus économiques roulements à cartouches qui équipe bon nombre de concurrents…

Le rayonnage est particulier puisqu’il est inversé. Sur la roue avant on retrouve des rayons croisés côté disque (au nombre de 14) tandis que sur la roue arrière ce sont les rayons côté cassette qui sont croisés. 21 rayons dans les deux cas. On peut expliques cela par le fait que la plus grande force appliquée sur la roue avant vient du freinage tandis que sur la roue arrière c’est la transmission qui applique le plus de couple.
Autre remarque concernant le rayonnage, Fulcrum a fait le choix d’utiliser des rayons ronds à double épaisseur, certainement pour des raisons aérodynamiques en cas de vent de côté.

La finition se passe d’autocollants. Les inscriptions sont intégrées directement lors de la fabrication de la jante et aucun verni n’est appliqué. Le rendu final est celui obtenu directement lors de la sortie du moule !

Sur la route

Chaussées des exceptionnels et ultralégers (227 grammes en 25 mm) pneus Hutchinson Fusion 5 Storm, les Fulcrum distillent tout de suite un confort appréciable sur notre Canyon Aeroad. Alors qu’équipé de ses roues de série (DT de 60mm) l’Aeroad se montre efficace mais pas trop enclin à la relance à basse vitesse, avec les Fulcrum c’est tout autre chose. Je découvre un vélo très joueur, bien plus vif qui me semble plus facile à utiliser.

Sur le plat passé les 45 km/h je suis surpris par la capacité des roues à continuer à emmener la machine. J’avais crainte sur ce terrain que le vélo se montre moins performant qu’avec les DT Swiss de 60 mm mais ça n’est pas le cas.
À vitesse moins élevée, vers 30 km/h, il m’est très facile de relancer l’allure, d’autant plus que la rigidité n’est pas mise en défaut. Le Tubeless se révèle très agréable à utiliser et contrairement à ce que l’on pourrait croire, bien gonflé, il ne donne aucunement la sensation d’être « mou ».

En côte l’Aeroad se montrant surprenant à plus d’un titre, le montage des Fulcrum accentue ce ressenti autorisant une plus large plage de braquets. La capacité à mettre plus gros en accélération ou à l’inverse de tourner plus vite les jambes au train m’apparaît au fil des kilomètres et des montées. Un retour vers les roues d’origine confirme cela : les Fulcrum sont très efficaces !

Côté freinage, même lors de très gros ralentissements appuyés (avec des disques de 160 mm) je n’ai ressenti aucun flottement, le vélo reste précis et facile à contrôler.
Par vent de côté je n’ai pas ressenti de difficultés particulières, malgré ma faible masse l’ensemble vélo/cycliste n’est pas déséquilibré. En tout cas bien moins qu’avec des jantes de 50 mm dont le comportement en cas de vent latéral n’a pas fait l’objet d’étude.

À la hauteur !

Des roues qui sans surprise se montrent à la hauteur. Techniquement déjà elles ont tout bon. Associer une jante carbone bien construite de 40 mm à des pneumatiques Tubeless, tenues par d’excellents moyeux à roulements céramiques, le tout avec une masse de 1400 grammes est idéal pour la majorité des pratiquants. Cela se confirme sur la route et sur une multitude de terrains où le profil de 40 mm se montre particulièrement adapté. Même lorsque la route est plane les Fulcrum restent performantes. De quoi améliorer n’importe quelle machine équipée d’un freinage disque ou finir de vous convaincre d’adopter ce type de freinage !

Fulcrum Speed 40 DB

Fiche technique

Poids : 1470 grammes (2-Way Fit)
Hauteur Jante : 40 mm
Largeur jante : Externe 26,5 mm – Interne 19 mm

Moyeux : USB, roulements céramiques et axes traversants de 12 mm
Rayons : 21 à l’avant et à l’arrière, ronds à double épaisseur
Tarif : 2045 euros la paire

Cinelli Semper

Cinelli Semper

La fin de saison arrive bientôt et avec elle la coupure. Cette période bénéfique où on coupe l’activité cycliste pour se reposer et se ressourcer.
Puis quand le froid arrive on reprend la route et on enchaine les kilomètres pour être en forme au printemps. Mauvais temps, températures basses, routes en mauvais état, voilà un aperçu de ce qui vous (nous) attends. De quoi laisser sa monture ultralégère au garage et sortir le mulet.
Mais voilà que Cinelli dispose d’une machine dédiée, peu onéreuse et belle !

Le vélo d’entraînement revisité

Un Cinelli c’est toujours beau et classe. Depuis toujours la marque a su imposer son style à part et forcément reconnaissable. Un Cinelli dans un peloton c’est quelque chose d’unique, il y en a rarement deux.

Un cadre aluminium solide et rigide

Clairement imaginé pour affronter les pires conditions le cadre du Semper est conçu pour être résistant. Avec une masse de 1600 grammes on ne doute pas une seconde qu’il l’est. La lecture de la fiche technique indique des tubes Columbus Airplane triple butted, ce qui laisse augurer un bon comportement. Il ne faut pas oublier que l’Airplane est un aluminium de haut niveau qui n’a rien à envier, mécaniquement, à la plupart des carbone de millieu de gamme ! 
La fourche n’appelle pas de commentaires particuliers. Avec 700 grammes, un pivot aluminium et des fourreaux en carbone elle devrait assurer le job.
Les formes du cadre sont simples avec des tubes ronds et des soudures non polies. La peinture est belle et semble résistante aux éclats.
Cinelli indique qu’il est possible de monter des pneus jusqu’à 30 mm, ce qui serait parfait pour un usage entrainement.

La douille de direction à double diamètre en impose avec sa forme surdimensionnée. On retrouve des roulements de 1 pouce 1/8 en haut et 1 pouce 1/2 en bas. Le boitier de pédalier est fileté ce qui est un plus pour la fiabilité. Il suffira de changer les cuvettes en cas de bruit ou craquement.

On note que le cadre est équipé de fixations pour garde-boue (dont le vélo est équipé) et pour porte bagage, de quoi envisager des sorties sous la pluie !

Un équipement abordable

Proposer un vrai vélo à moins de 1500 euros relève de l’exploit surtout lorsqu’il s’agit d’un Cinelli. Il faut bien se rendre compte qu’aux des yeux de la plupart des autres cyclistes on ne roule pas sur n’importe quelle machine, même si notre Semper est équipée en Shimano Tiagra.
Un groupe Tiagra qui a fait de gros progrès depuis l’adoption d’une dixième vitesse. Il ressemble énormément à l’ancien 105 tant par son design que par son fonctionnement.
Sa résistance est avérée, c’est un groupe désormais capable de subir les pires traitements ! Quant au pédalier FSA Omega, il assurera une bonne rigidité.
Les composants Cinelli en aluminium sont bien étudiés à défaut d’être légers. Leur ergonomie est parfaite.
Les roues sont le point faible de ce genre de vélo. Il faut bien économiser quelque part. Des jantes aluminium basique, des moyeux basiques mais beaucoup de rayons. Elles tournent droit et les roulements n’accrochent pas. C’est déjà ça !

Sur la route

On ne demande pas à un vélo d’entrainement hivernal un haut degré de rendement. Pourtant sur le plat le Cinelli Semper ne s’en tire pas trop mal. Il bénéficie d’un train roulant en aluminium qui a la particularité de se montrer très rigide ce qui autorise un pédalage en puissance sans crainte de voir le vélo se tordre à chaque coup de pédale. Idéal pour se faire les muscles !

Comme la plupart des cadres aluminium, le confort est un peu « dur » mais ça s’arrange en abaissant la pression des pneumatiques.
En côte il ne faut attendre aucun miracle, l’inertie est bien là et se ressent. Les jambes piquent mais c’est pour la bonne cause !
Les descentes ne posent aucun problème au Cinelli, équipé d’un freinage à disque. Même si celui-ci fait appel à des étriers mécaniques à tirage par câble, il se montre relativement puissant et progressif. Il faudra bien roder les plaquettes car celles-ci se montrent assez bruyantes. Le pilotage est précis et très rassurant.

Le compagnon idéal pour rouler avec classe l’hiver

Se faire plaisir avec un beau vélo l’hiver c’est possible, Cinelli nous en fait la preuve avec le Semper. Une machine au tarif serré qu’on n’aura pas peur d’abimer et qui saura faire face à tous les terrains. Pensez néanmoins à faire vérifier les roues après quelques centaines de kilomètres.
Un petit vélo très attachant qu’on ressortira avec plaisir chaque hiver !

Cinelli Semper

Fiche technique

Cadre Cinelli Semper, aluminium Columbus Airplane triple butted
Fourche Columbus Disc alu/carbone
Groupe Shimano Tiagra, pédalier FSA Omega
Roues Aluminium
Pneus Michelin Dynamic Sport 25 mm
Cintre Cinelli aluminium
Potence Cinelli aluminium
Tige de selle et selle Cinelli aluminium et selle Cinelli SSM Monza

Tenue
Pedaled
Chaussures
Gaerne
Casque
Kask Protone
Lunettes
100%

Poids 10,3 kg
Tarif 1300 euros