Après la sortie du groupe Dura-Ace 9100, Shimano a également renouvelé sa gamme de roues. Nouvelles hauteurs, largeur des jantes majorée et optimisation de l’aéro au programme. Les C40 T sont les roues utilisées par Chris Froome, et autant le dire tout de suite, elles se situent d’emblée tout en haut de l’échelle de la performance.

Ces C40 prennent la place de deux paires de roues, les C35 et les C50. Remplacer deux modèles par un seul, voilà la tâche des Dura-Ace C40 : combiner le poids léger des C35 et l’excellent coefficient aérodynamique des C50. Pour cela, Shimano a développé une toute nouvelle jante de 37 mm large de 28 mm. Plus qu’un effet de mode, les roues plus larges ont la plupart du temps permis d’optimiser l’aéro, d’affiner la paroi des jantes (gain de poids) et d’augmenter la rigidité par rapport à une largeur classique. L’interface entre la jante et le pneumatique est aussi bien meilleure, qu’on parle de pneus ou de boyaux. Donc la plupart du temps, l’élargissement de la jante apporte un net bénéfice et n’est pas seulement un coup marketing.

Grosse rigidité, efficacité maximale

Sur la route, les Dura-Ace C40 T mettent tout de suite dans le bain. Pas de temps mort, ici on ne rigole pas avec l’efficacité. Faciles à basse vitesse, c’est évidemment en haussant l’allure qu’elles dévoilent tout leur potentiel. Alors qu’elles se révèlent un poil « cassantes » sur les aspérités de la route à vitesse modérée, à partir de 28-30 km/h c’est tout autre chose et les Dura-Ace sont dans leur élément naturel.

Sur le plat elles évoluent avec grande facilité de 30 jusqu’à plus de 50 km/h. La seule limite sera vos jambes. Le vent de côté ne les effraie pas, la nouvelle forme de la jante aux rebords arrondis fait des merveilles, même par vent de côté. Sur ce point, le bond d’une génération à l’autre est saisissant, pas que chez Shimano d’ailleurs. En côte, leur faible poids fait pousser des ailes. On se surprend à rester sur le grand plateau, les C40 pardonnent les erreurs de braquet. Au train, en moulinant, l’absence d’inertie est saisissante. La jante est certainement très légère et Shimano a choisi de conserver des moyeux « costauds » pour la bonne tenue de la roue. Bien joué car l’alchimie de l’ensemble est parfaite, quelle que soit la pente, quel que soit le braquet utilisé. Le plus grisant est certainement la facilité des roues à évoluer sur tous les parcours. Utilisées sur du plat, en descente ou en côte, elles se montrent toujours à l’aise. Attention en descente à bien utiliser les patins fournis avec, sous peine d’engendrer de sérieux et désagréables sifflements sur les freinages appuyés. Avec les patins d’origine ça freine fort et longtemps. Côté performance pure, je les placerais à jeu égal avec les Zipp 202 NSW essayées récemment, c’est dire le haut niveau atteint par ces nouvelles Dura-Ace C40 !

Des roues à tout faire

Si vous avez gardé l’œil devant votre téléviseur durant le mois de juillet, vous aurez remarqué que les coureurs de l’équipe Sky ont utilisé les C40 sur la majorité des étapes, et sur tous les parcours possibles. Voilà un bel étendu des possibilités de la nouvelle C40. Plus que jamais, une seule paire de roues pour tout faire, c’est bel et bien possible. Et pas besoin d’être un pro pour en profiter, quelle que soit votre forme physique, de telles roues vous feront aller plus vite, plus longtemps !

Poids : 1355 grammes – Largeur jante : 28 mm – Hauteur jante : 37 mm – Moyeux : Dura-Ace 16 rayons AV et 21 rayons AR croisés par 2 côté cassette – Tarif : 2699 € la paire