Spa Ventoux Provence, au royaume de l’hédonisme

Spa Ventoux Provence, au royaume de l’hédonisme

La récupération en question 

L ‘équipe Top Vélo a été conviée à découvrir l’ensemble des propositions très haut de gamme du Spa Ventoux Provence à Malaucène, au pied de l’ascension versant nord.

Alors que déjà client, j’avais connaissance des installations très complètes et performantes de la balnéothérapie et des massages spécifiques de l’établissement, j’ai découvert les séjours et les services supplémentaires tels que la remise en forme pour monsieur et/ou madame avec aqua sport, cardio, fitness, yogafit, cryothérapie, restauration qualitative et hébergements, au calme et classieux. Que demander de mieux ?

Le Jardin d’Eden

Le Mont Ventoux est dans l’esprit de tout cycliste la quête ultime, la mesure absolue de son état d’athlète, tant physiquement que mentalement. Le Tour de France où s’y sont déroulés les combats les plus épiques, cet endroit où même les plus grands champions y ont courbé le dos, et quelquefois aussi l’organisateur en arrêtant la course avant le sommet…

On s’incline face au Géant de Provence. Ce qui apparaît comme un enfer est finalement un paradis, tant les visages sont illuminés de bonheur devant le panneau affichant l’altitude de 1909m en face de cette gigantesque antenne de 78 mètres de hauteur. Et il serait bien dommage d’en rester là !

Cette montagne sacrée, vous y viendrez depuis les quatre coins de la France voire même de l’étranger. Le voyage doit s’organiser sur deux ou plusieurs jours. À envisager alors pour vous-même et votre compagne, votre famille ou encore avec vos amis. L’une des aventures les plus merveilleuses de votre vie.

Le luxe, c’est le cadre de vie

Alexandre, notre journaliste et rédacteur en chef-adjoint, ainsi que Maud et Célie, deux sportives triathlètes et amies, étaient présents pour des avis croisés. Nous avons quitté cette journée reportage tous enchantés pareillement. D’abord, la découverte des résidences à quelques centaines de mètres seulement du centre de l’établissement, sur une petite route avec les massifs provençaux à horizon.

Portail en fer forgé et entrée dans un jardin à la française sans nul doute œuvre d’un paysagiste. Grande porte imposante en bois, et les chambres de la résidence aux noms de légendes tant admirées : Bobet, Thévenet, Pantani ou Merckx…

C’est cette dernière que nous avons investiguée, et comme le Tour de France cette année, elle lui fait honneur ! La porte s’ouvre tout comme nos yeux, émerveillés. Un superbe espace parfaitement aménagé, décoré avec goût et sobriété, cuisine très fonctionnelle et agréable, salon pour discussions certainement passionnées. La chambre est aussi équipée d’une literie grand confort et d’une grande salle de bain. Confort et élégance attestés !

Enfin, depuis le petit balcon privatif, la vue sur la piscine prédomine. Un salon de jardin et cette magnifique nature, un bout du paradis provençal vous est offert.

Quand le soin du corps est en même temps celui de l’esprit

Dès votre entrée au Spa Ventoux Provence, le ton est donné. Vous êtes un client particulier. Il y a tant de délicatesse dans votre réception, empreinte de sincérité, que vous vous laisserez inviter aux délices d’être comblé.

La piscine et ses nombreux jets, dans une eau à trente-deux degrés, des Jacuzzi intérieurs et extérieurs, un sauna finlandais, un hammam ou encore une grotte à sel dans une liste non-exhaustive et à laquelle il vous restera d’en faire avec malice toute la découverte.

Pour les massages, ce sont Célie et Alexandre, qui s’y sont « sacrifiés ». Un air reposé, d’un corps complètement détendu aux senteurs d’huiles essentielles et un visage rayonnant de bonheur pour Célie. Alexandre était toujours ailleurs, ses yeux perdus comme après un sommeil très profond. Une demi-heure d’un temps pour eux suspendu.

Maud et moi-même avons opté pour la cryothérapie. Nous étions tous deux en période de réelle fatigue avec des charges d’entraînements très conséquentes depuis plusieurs semaines. Au programme une ascension du Ventoux le lendemain, il était très impératif de restaurer notre fraîcheur physique. Avec trois minutes à près de -150 degrés, la stimulation par un tel choc thermique, même si très brève, active des effets anti-inflammatoires et anti-stress immédiats.

Promesse tenue ! Une heure et cinquante-six minutes pour la première ascension du Mont Ventoux de Maud le lendemain, qui en avait même sous le pied ! Pour ma part, je l’ai accompagné et quelques fois parti devant je redescendais. En bref je me suis baladé ! Pas à mon premier essai (et analyses des vertus) de la cryothérapie pour moi-même mais aussi pour mes clients -étant moniteur/guide cycliste diplômé- personnellement, j’en considère les bienfaits comme avéré !

Mets gastronomiques, produits frais et variés, service très soigné

Il est de coutume de dire que la santé se construit dans l’assiette, et les propositions du chef du restaurant Hangar N°1 veillent à l’équilibre tout en satisfaisant les papilles. À quatre à table, nous choisissons des plats différenciés pour découvrir la carte le plus largement possible.

Nombreux points forts à signaler : le cadre, le service, et enfin ces plats aussi délicieux les uns que les autres tant à la vue qu’à l’odorat. Une vraie dégustation. Que ce soit à l’intérieur ou à l’extérieur avec vue sur le jardin et ses bains de soleil, on convient d’un très haut niveau du standing. Et un souhait nous envahit : que ce séjour ne finisse jamais !

La jeunesse éternelle

Je connais peu de cyclistes qui font leur âge, comme beaucoup s’étonnent de mes bientôt quarante ans. Il en est de même pour mes amis et nous découvrons avec grand intérêt les Instants Beauté proposés : épilations des jambes (un incontournable pour les cyclistes), beauté des mains et des pieds, ou encore teintures et maquillages pour mesdames.

Parcours en Vaucluse et Drôme Provençale

Puisque vous vous déplacerez pour faire aussi du vélo, parlons de quelques recommandations de parcours au départ de l’établissement Spa Ventoux Provence.

Avec comme entrée en matière de jolis paysages, je vous suggère une première sortie de 26 kilomètres et 600 mètres de dénivelé positif. Direction Suzette par le Col de la Chaine, et en son sommet vous aurez un magnifique point de vue sur les Dentelles de Montmirail. Descente jusqu’à Lafare où vous bifurquerez à gauche vers La Roque-Alric somptueux village perché. En arrivant au Barroux et son château du douzième siècle, vous aurez la possibilité de revenir directement sur Malaucène, où alors de passer par Caromb, traverser Bédoin et revenir au point de départ en passant par le Col de la Madeleine.

Un parcours de toute beauté ! Comptez 45 kilomètres et 900m de dénivelé positif pour le circuit rallongé. Enfin, vous serez spécialement venu pour lui… Alors après la première sortie touristique et de préparation, je vous invite à faire l’ascension par Bédoin, en passant par le col de la Madeleine, cette fois dans l’autre sens, pour vous attaquer aux 21 kilomètres et 1600 mètres de dénivelé positif tant de fois juge de paix sur notre Tour de France bien aimé.

Une fois au sommet, basculez versant nord côté Malaucène, et laissez-vous tenter par un déjeuner au très sympathique Chalet Liotard, avec une terrasse-restaurant vue sur les Alpes. Magique !

Il y a tant à découvrir, des formules jusqu’à cinq nuitées vous permettront de prolonger le rêve, et de parcourir ce sublime territoire paradis des cyclistes, tout en conciliant activités vélos et plaisir de l’absolu repos.

Tous renseignements et promotion Top Vélo

Elodie et Nicolas Rousset, vos hôtes, se feront une joie de vous recevoir avec tous leurs employés et collaborateurs distingués. L’ensemble des renseignements est disponible sur leur site internet www.spa-ventoux-provence.com

Et sur information que vous venez de notre part, 10% de remise sur les entrées en semaine seront appliqués. Le plaisir et le bonheur ne valent que s’ils sont partagés !

Édito – Top Vélo #256

Édito – Top Vélo #256

Vers un retour des marques françaises ?

 

Je parle avec l’ami Georges Chappe, fidèle équipier de Raymond Poulidor chez Mercier, et j’évoque avec lui, séquence nostalgie, ces mythiques marques françaises disparues après avoir écrit quelques-unes des plus belles pages de l’histoire du cycle.

Mercier donc, mais aussi Lejeune, Liberia, Stella, Alcyon, La Perle, Heylett, Paloma, Arliguie, Motobécane, et tant d’autres encore. Une liste non exhaustive en forme de litanie existentielle dédiée aux regrets éternels des amoureux du vélo authentique. Celui qui ne doit rien au marketing et tout au savoir-faire des fondateurs et aux exploits des champions. Qui se souvient d’ailleurs des exploits retentissants des tandems Bobet-Stella, Anquetil-La Perle, Bahamontes-Paloma, Anglade-Liberia, Janssen-Lejeune, Darrigade-Alcyon ou Ocana-Motobécane ? Et qui se souvient aussi des composants Simplex, Huret, Mafac, Maillard, Philippe, Idéale ou Spidel ? Voire même de la grandeur de TA et de Stronglight ? Avec leurs pédaliers qui firent le bonheur des plus grands champions de l’histoire. De Fausto Coppi à Roger Pingeon.

Aujourd’hui le marché du cycle est encore et toujours marqué par la mondialisation. Avec la concurrence déloyale et pour tout dire scandaleuse des productions asiatiques. Mais aussi l’inconscience des pratiquants-acheteurs que nous sommes tous et toutes. Avec à l’esprit non seulement le prix mais aussi et surtout l’image véhiculée par un marketing omnipotent. La devise de mon régiment parachutiste, le 3ème RPIMA, me revient à l’esprit : « Être et Durer ».

Les grandes marques françaises ont su être. Glorieusement. Mais n’ont pas su durer. Hélas.

Une question liée certes à la mondialisation, mais aussi à l’incapacité de promouvoir et de développer un savoir-faire unique. Pour tout dire de s’adapter en s’appuyant par exemple sur les médias spécialisés. Top Vélo évidemment, mais d’autres aussi.

Les Italiens ont su eux préserver l’essentiel de leur patrimoine industriel et artisanal. Parfois en recourant à la sous-traitance exotique. Mais avec au cœur la volonté citoyenne de sauver leurs marques de légende en court-circuitant le marketing pour choisir l’authentique.

Côté français ce sera longtemps le renoncement. Jusqu’à la prise de conscience actuelle et à la résurgence dans la foulée du concept romantique de retours aux valeurs vraies. Et dans ce cadre métaphysique de rébellion face aux diktats du marketing, voilà venir ou revenir Victoire, Origine, Vagabonde, FKC, Le Vacon, Alex Singer, Bertin, Andouard, Léon, Cyfac, S1NEO ou Méral. Du Made in France, mais pas seulement. Mais, dans tous les cas du french spirit avec plus de 90% de valeur ajoutée locale. On attend maintenant un vrai retour de Peugeot et de Gitane. Ces deux blasons chargés d’histoire et d’exploits avec comme porte-drapeaux Bernard Thévenet, Jacques Anquetil et Bernard Hinault. Excusez du peu…

Pédalez en Grèce

Pédalez en Grèce

Nous Spartiates, descendants d’Héraclès comme Léonidas, pour Force et Hardiesse

« Bien préparer la saison », une idée prégnante qui occupe les esprits de tous les Cyclosportifs en ce début d’année que ce soit pour une, quelques ou toute une série de cyclosportives comme le proposent certains Challenges (Assurance Vélo). Aussi, en cette période de températures hivernales, il est courant de participer à quelques stages dans le Sud de la France, ou encore en Espagne comme très usuellement.

Années après années, les routes et paysages deviennent communs, alors pourquoi ne pas découvrir de nouvelles cultures, d’autres horizons, et des tracés inédits aux profils exigeants pour faire de vous… un vrai guerrier !

Quête et Conquête !

Avec pour elle, l’histoire de combats homériques et les légendes de la mythologie, la Grèce et sa région de Péloponnèse sauront vous insuffler ce qui est l’arme absolue des vainqueurs : l’esprit !
Mais dans un pays si lointain, à la langue et l’alphabet inconnus, sans aucun repère de ce qui vous empêcherait de vous concentrer sur votre objectif de progresser. Aux premiers abords une affaire bien compliquée.
Mais Agis et Tom, avec leur entreprise Pedal Greece, seront là pour vous assister, vous proposant un séjour « all inclusive » haut de gamme. Du sur-mesure.
J’ai eu la chance d’être convié à découvrir leurs propositions, et au-delà de l’attente d’un résultat, j’y ai vécu le voyage avec ses rencontres et ses belles aventures humaines.

Timelapse

Depuis l’aéroport de Marseille, une heure trente-cinq de vol pour atteindre Munich. Se présentent ensuite quarante-cinq minutes d’attente de correspondance, investies en profitant de cette si sympathique culture allemande, avec une petite collation bretzel et café.
Deux heures vingt plus tard, me voilà déjà à Athènes avec des températures très agréables alors que très basses même en Provence en ce début Novembre.
Je rencontre Agis, l’organisateur principal de ces séjours de stage ou de cyclotourisme, en même temps que mon confrère allemand de Bicicletta da Corsa, très sympathique dès le premier échange.
Trois heures de voiture à faire connaissance, discuter du programme de l’aventure, de sujets vélo et d’actualité. Nous arrivons enfin à destination : la ville de Mistra. Tom, le co-organisateur nous y attend, en compagnie de notre consœur Ruby du magazine hollandais Soigneur, et Nassos le photographe de l’évènement.
Premier dîner du soir, présentation de notre guide et d’accompagnateurs, premier repas dans la plus pure tradition grecque, tous plats commandés en commun et succulemment partagés : le Mezze !
Nous dormirons à Mistra pour deux nuits, Sparte est à quelques kilomètres seulement, l’esprit de Léonidas imprègne les lieux, nous nous réveillerons valeureux.

Première bataille

Petit déjeuner copieux avec yaourt grec bien sûr, pain, beurre, miel et confitures, sur la terrasse au petit matin en t-shirt avec déjà une dizaine de degrés à l’ombre des orangers.
Préparation et réglage, nous sommes fin prêts à découvrir cette contrée inconnue aux reliefs très prometteurs !

Dernier petit café, en tenue Top Vélo et armé de mon casque Légende Bleu-Blanc-Rouge pour l’occasion.
Premiers tours de roues, direction Sparte et au-delà, vers un paysage montagneux.
Une fois la première ascension engagée, nous retrouvons le guide à vélo pour le reste de la sortie, la route ayant été initialement indiquée par les organisateurs en voiture ouvreuse.
D’autres jeunes compétiteurs locaux bien affûtés ont été conviés pour former un joli peloton avec toutes ses possibilités de rencontres. Échanges et discussions, quart de roues, accélération et mesure des forces en présence. Première observation, peu connue comme terre de cyclisme, le niveau n’en est pas forcément moins important, surtout dans cette zone géographique faite de successions de montées et de descentes mais jamais très longues et trop exigeantes au final.

Puisqu’on en est à cette référence, les routes dans cette région de Péloponnèse s’avèrent peu fréquentées et en excellent état général. Les quelques grosses ornières apparaissant étonnamment sur tapis roulant.
Finalement, on s’amuse un peu, on s’entraîne par quelques fractionnés, mais surtout on s’attend aux sommets et aux cafés.
Alors que le paysage trouve des similitudes provençales d’un côté de la route, alpines de l’autre, avec de petites végétations de zones très arides et sur-ensoleillées. Le gigantisme des rochers de montagne imposant le respect, on se retrouve surtout finalement à contempler des troupeaux de moutons, aux offrandes religieuses (des petites bâtisses tout le long de la route) aux marbres abondants. Un autre et nouveau monde qui s’offre à nous, comme en cadeau, ce magnifique dépaysement.
Avec une première journée à 110 kilomètres et 2 600 mètres de dénivelé positif et 100% d’enchantement dans la montagne de Parnonas, place à la récupération et au dîner. Couché avec des pensées irrépressibles au lendemain pour découvrir et se mesurer à la montagne du Taygète, puis… direction la mer !

Question de Culture

Second matin, et au réveil toujours la même stupéfaction, il fait si bon ! Comme le soleil, l’humeur et l’enthousiasme sont au beau fixe. Faire du vélo dans un endroit béni des dieux, se retrouver avec des gens des plus sociables, serviables et agréables, il ne pourrait en être mieux.
Mêmes conditions pour le deuxième petit déjeuner, dans la décontraction : café, céréales, jus de fruits, produits locaux de qualité et programme du jour en partie révélé. Dans les discussions avec mon confrère Ralph de Bicicletta da Corsa, en petite anecdote, nous nous étonnons de quelle manière les grecs peuvent s’interpeller pour obtenir un renseignement… Pas de salutations mais une demande d’information directe, qui fait qu’on imagine facilement deux personnes d’une même famille s’étant déjà entretenues plus tôt. Un rappel que le monde n’est pas celui que l’on conçoit, mais si l’ouverture d’esprit est là, celui que l’on perçoit.
Autre fait assez « dérangeant », à scooter ou à moto, en ville ou sur les splendides routes touristiques, motorisés les grecs roulent le casque au bras !
L’analyse est qu’il y a une forme de courtoisie quelquefois évidente, quelquefois subtile en milieu urbain, les esprits sont alors plus sereins.
De plus, pour les grandes embardées les routes sont très peu fréquentées en cette période hors saison. Quelques explications certaines à un choix de ce qui nous est le plus cher : l’insouciance et la liberté, cheveux au vent !
Puisqu’on en est sur le sujet hors-agglomération, nous avons constaté par ailleurs une bienveillance marquée des automobilistes avec patience et écarts significatifs pour les dépassements, quelquefois même d’en face : klaxon et mains de salutations.
La Grèce, comme on se l’imagine, est toujours relative à des clichés mais quelques-uns sont forcément vrais.
En ce sens que nous avons croisé de nombreux aïeux, occupés à jouer dans les bars-cafés, assis le long des routes à observer la course du soleil sur toute la journée, ou encore à avancer vers une destination énigmatique, avec canne en soutien.
Des corps affaissés, si on devait en estimer l’âge par la courbure du dos ou encore les sillons de visages tant tannés, 90 ans seraient bien le minimum pour nombre d’entre eux.

Du passé au présent

Pour cette seconde journée, nous sommes conviés à visiter les ruines de la cité de Mistra. Il n’est faire aucun mystère du caractère très religieux de la région et des lieux.
Sous les cloîtres, dans les églises et leurs chapelles, entre autres habitations d’ecclésiastiques, l’histoire des hommes qui y ont vécu, ont construit et ont fait preuve de tant d’ingéniosité architecturale et de sensibilité artistique. Une découverte autant silencieuse que riche intellectuellement et philosophiquement, on se promène dans les dédalles du temps.

En deux épisodes, l’assaut final

Le Taygète est à nous, plutôt à l’ombre en début d’ascension. Les températures étaient un peu justes sans manchettes et gilet, mais les rayons du soleil retrouvés pour les deux tiers suivants garantissaient un moment des plus plaisants. En pleine nature au creux de l’immensité des montagnes, et entre effort raisonnable, discussions et contemplations, ce qu’apporte le vélo invariablement : le bonheur résolument.
Direction la mer Ionienne, et la ville de Kalamata dont l’histoire rejoint celle de l’Illiade. Mais deux milles ans après Jésus-Christ, les conquêtes de territoires ont laissé place au tourisme, la guerre à la paix. Les guerriers sur destriers à deux roues sont pacifiques.
Petite collation en bord de mer à Kardamyli avec fruits séchés comme sucreries, le défi des quarante derniers kilomètres pouvait être relevé. Un challenge chronométré, car la nuit ne serait plus longue à tomber…
Encore plusieurs longs faux plats, quelquefois le vent avantageux, quelquefois contrariant. Garder les roues et la lucidité nécessaire dans le money time que nous ne connaissons que trop bien. À bloc, les crampes gérées, le mental à forger pour les dernières dizaines de kilomètres, et parachever ce stage par un test mental d’abnégation.
144 kilomètres et 2700 mètres de dénivelé positif, sous entraîné. Validé !
La nuit est arrivée mais juste à temps, objectif atteint avec soulagement et émerveillement. Un hôtel « château » dans une crique à la beauté hypnotique comme lieu d’hébergement. La faveur du surclassement ! Comme cela avait commencé, un dîner avec plat sur la table à partager. Tout au bord d’une eau transparente et limpide, d’où nous venaient directement, les poissons et fruits de mer si frais de ce restaurant de petits pêcheurs authentiques.

Épilogue du premier acte d’une épopée

Après une nuit salvatrice et régénératrice à l’hôtel Limeni Village, retour à l’aéroport avec le seul regret de ne pas profiter d’une journée supplémentaire dans cet endroit paradisiaque, avec ami(e)s ou famille.
Prochaine session proposée du 19 au 22 Avril, peut être aurais-je la chance d’y retourner et je l’espère… de vous y rencontrer !

Pour tous renseignements : www.pedalgreece.com
Pour le prochain stage, offre spéciale de lancement : www.pedalgreece.com/special

Français LV1 / LV2

J’ai pu pratiquer mon anglais tout au long de ce séjour, ce qui a été loin de me déplaire, ceci ajoutant un intérêt intellectuel supplémentaire à ce voyage.
Mais si vous êtes fâché avec la langue de Shakespeare, sachez que par le passé le français était la langue vivante numéro un majoritairement enseignée en Grèce. Depuis, la mondialisation et l’hégémonie anglo-saxonne ont fait leurs œuvres, mais un lien indéfectible et affectueux subsiste.
Agis et Tom se chargeront alors d’intégrer un accompagnateur francophone sans difficulté, si tel est votre souhait.
L’idée de leur proposition est du sur-mesure pour votre plus grande satisfaction, tout en ayant cette forte motivation d’être des acteurs, ambassadeurs de leur pays, on le ressent et on le comprend, qu’ils chérissent. Pour leur terre, pour leur culture, dont on les sent fiers, respectueuses et solidaires salutations !

Édito – Top vélo #255

Édito – Top vélo #255

Du cyclosport et de l’imaginaire

 

« La Granfondo doit être un prétexte à se divertir. Celui qui participe ne doit pas être animé par la seule préoccupation d’un départ à 50 à l’heure en risquant souvent une chute inutile. En Italie les GF ont remplacé les courses amateur. On a ainsi perdu l’esprit avec lequel devrait être affronté ces évènements sportifs de divertissement. »

C’est l’ancien double Champion du Monde et vainqueur du Giro, Gianni Bugno qui s’exprime ainsi. Manifestant son désenchantement face au nouveau visage pris par l’immense majorité des épreuves cyclosportivces dans son pays. Cette Italie qui inventait le cyclosport voici quatre décennies. La déviance dénoncée par la star italienne est hélas désormais présente partout en Europe alors même que la notion de cyclosport touche au phénomène de société avec par exemple, 130 épreuves officielles FFC en France.

Depuis une quarantaine d’années déjà, le cyclo sport et la pratique cyclo sportive du vélo sont effectivement devenus un authentique phénomène de société. Avec des épreuves cyclo sportives, baptisées le plus souvent Granfondo à l’image du modèle Italien, rassemblant chaque semaine des dizaines de milliers de pratiquants et pratiquantes partout dans l’hexagone comme partout en Europe et dans le Monde. Une vague de fond à la fois sportive et culturelle qui change la vision des choses du vélo trop longtemps confinées à la seule pratique compétitive voire à la ringardisation sociale.

Ne serait-ce la perversion de la victoire à tout prix, il n’y aurait qu’à se réjouir lorsque l’on est comme nous passionné de cyclisme. Mais la perversion existe. De plus en plus présente. De plus en plus forte. De plus en plus insupportable lorsque l’on sait que pour prétendre être classé dans les 100 premiers d’une  cyclo il est nécessaire de s’astreindre à un entrainement de plus en plus exigeant et proche de ce que pratiquent les vrais cyclistes de haut niveau. Autant dire et écrire que le cycliste qui travaille quotidiennement, vous et moi, n’a quasiment aucune possibilité de s’offrir 4 ou 5 sorties hebdomadaires de 3 à 5 heures en plus de la course dominicale. Et donc aucun espoir de bien figurer. Puisque, ainsi que le disait à juste titre Louison Bobet, le Champion c’est 80% d’entrainement et 20% de talent.

Alors il nous faut saluer ces organisateurs intelligents qui décident désormais de tirer au sort les récompenses et de ne plus les attribuer aux seuls vainqueurs qui doivent se contenter pour leur part d’une coupe et d’un bouquet. Et il nous faut aussi saluer l’initiative du Challenge Assurances Vélo qui distingue les participants plutôt que les vainqueurs, réinventant ainsi l’esprit cyclosport. Comme un imaginaire tout entier contenu dans le beau livre de mon confrère Olivier Haralambon, « Le coureur et son ombre ». Un bréviaire que je conseille aux plus excités d’entre nous.

Top Test Luberon Ventoux 2018

Top Test Luberon Ventoux 2018

Vous en reviez, nous l’avons fait !

Du 28 au 3 juin 2018, le premier TTLV aura rassemblé une soixantaine de lecteurs de Top Vélo et une dizaine de constructeurs dans le cadre du Domaine de Mousquety à L’Isle sur la Sorgue. Au programme jouer deux fois par jour durant une semaine le rôle de journaliste testeur…

Avec la fin avérée des grandes foires internationales, en dehors du Roc d’Azur en France et de Vélofolies en Belgique, les constructeurs sont désormais en quête de contacts différents avec le public et le client. Des rapports plus directs, plus humains, plus concrets aussi. Le passionné de cyclisme avouant régulièrement sa frustration de ne pouvoir toucher et surtout tester dans de bonnes conditions les vélos de ses rêves. Le paradoxe absolu étant la possibilité offerte aux amateurs de belles voitures ou de super motos de pouvoir sans problème tester une Ferrari, une Porsche, une Morgan, une Alfa Romeo, une Triumph, une Ducati ou une MV Agusta, tandis que le fan de Specialized, de Cannondale, de Campagnolo, de Basso, Canyon, de Time, de 3T ou de E. Power doit ronger son frein dans l’attente d’un hypothétique miracle.

En organisant son premier Top Test Luberon-Ventoux, très vite rebaptisé TTLV par ses stagiaires, Top Vélo a voulu proposer aux marques et aux clients des rencontres directes et des essais grandeur nature. Quelque chose comme Noël au printemps.

Le jour J, une soixantaine de stagiaires et d’invités se sont retrouvés en Provence au rendez-vous fixé avec dix constructeurs parmi les plus prestigieux de l’univers cycliste actuel.

Basso, Campagnolo, Cannondale, Canyon, Cipollini, E. Power, Specialized, Time, 3T, Officine Mattio. Objectif tests personnalisés de tous les vélos présentés par les marques dans des tailles allant du XS au XL. Les mécanos de chaque marque se chargeant de reporter sur les vélos de test la position exacte de chaque stagiaire. Et au besoin, de la corriger.

À raison de deux tests par jour, entrecoupés de belles séances de discussions et d’échanges à la fois techniques et amicaux, chaque stagiaire aura eu à la fin du TTLV la possibilité exceptionnelle d’essayer dix vélos sur quatre circuits différents. Trois circuits routiers baptisés par notre rédaction du nom d’un champion local. Jean-Claude Bagot, Eric Caritoux et Richard Virenque. Et un circuit Gravel, tracé par le Champion de France de cyclo-cross, Steve Chainel. Rien qu’à l’énoncée du nom, les stagiaires pouvaient avoir une idée de la difficulté du parcours… Et du plaisir qu’ils allaient éprouver à rouler sur des machines de rêve aux côtés de nos journalistes, de nos testeurs et de nos guides, Alex, Fleur, Frank, Patrick, Louis et …Steve. Notre incroyable Champion de France ayant décidé de se charger lui-même, avec le support de son ami Rodolphe Beyer de Canyon France, de guider le groupe Gravel.

Suivi par une voiture d’assistance, chaque groupe était dirigé et animé par un leader chargé de réguler l’allure et de conseiller le stagiaire. Quelque chose de très semblable à ce qui se passe lors des sorties organisées par les constructeurs lors de leurs Press Camp respectifs. Nos stagiaires se retrouvant ainsi dans l’exacte configuration de nos journalistes-testeurs. Avec débriefing systématique à l’issue de chaque parcours. Et pause déjeuner conviviale tout aussi systématique.

Restait à permettre à tous les constructeurs présents d’évoquer longuement l’histoire de leurs marques et les spécificités des machines ou des composants proposés en test. C’était l’objet de belles soirées où tous les participants se retrouvaient autour de l’équipe Top Vélo pour assister aux présentations des marques, à raison de deux chaque soir. Discussions passionnées à l’appui.

En conclusion amicale à cette semaine version Noël au printemps, les plus courageux des stagiaires étaient conviés à une belle grimpée du Ventoux aux côtés de l’équipe rédactionnelle de Top Vélo. L’occasion pour eux de poursuivre un peu plus loin encore le rêve…

 

Inscrivez-vous au Top Test Ventoux Experience du 14 au 21 septembre 2019 en envoyant un mail à ttve@topvelo.fr ! 

Nalini, pionnier et leader

Nalini, pionnier et leader

Parmi les plus grandes marques de vêtements cyclistes, Nalini est sans doute à la fois la plus importante et la plus méconnue. Nombre de ses créations les plus emblématiques sont en effet réalisées depuis plusieurs décennies pour d’autres blasons. Le fruit d’une rarissime concordance des temps entre capacité d’innovation technologique, maitrise artisanale, talent artistique et réalité industrielle. Implantée depuis toujours à Castel d’Ario, au cœur de l’antique Lombardie industrieuse et agricole, la marque nous ouvre ses portes. Impressionnant !

Paradoxalement inimitable, un maillot siglé Nalini peut cacher un maillot siglé d’un autre logo. Un vêtement conçu et réalisé pour le compte d’une autre marque. Britannique, Suisse, Américaine ou Française. Paraphrasant la célèbre chanson de Charles Trenet, « Vous qui passez sans me voir ». Nalini, précurseur dans le domaine de l’ergonomie textile et novateur inflexible sur le plan des coupes, est ainsi devenu le partenaire favori des marques internationales et des grands teams professionnels. Le savoir-faire de ses techniciens, la dextérité de ses couturières et sa rare capacité à tout fabriquer en interne ont fait de ce label bien plus qu’un simple manufacturier, une légende dans l’univers complexe du vêtement de sport. C’est dire si la visite des établissements de Castel d’Ario est à la fois un privilège et une révélation.

Industriels d’aspect, les locaux sont plus que vastes. Tout simplement immenses. Repartis dans plusieurs pavillons à dimension XXL, de part et d’autre du bâtiment central où sont logés les services administratifs, design et marketing. D’ou l’importance d’un guide. En l’occurrence, le patron Claudio Mantovani en personne. Double privilège que de découvrir Nalini avec cet entrepreneur humaniste qui n’oublie jamais que le sport est d’abord le moteur de sa société.

Au grès de l’histoire Nalini, notre itinérance devient balade édifiante à la découverte d’une histoire qui se confond avec celle du cyclisme moderne. Le temps d’un café ristretto avalé au pas de course, nous passons très rapidement vers le secteur du Fondello, cette peau de chamois qui a fait depuis toujours la réputation de la marque. Si les cuissards Nalini sont très vite devenu référence absolue, au point d’équiper les plus grands champions, c’est que leur conception est d’abord basée sur le confort ergonomique. Il faut avoir connu les anciens cuissards pour comprendre l’importance de la révolution Nalini. Avec l’usage de peaux synthétiques anallergiques et la mise en œuvre de modèles spécifiques pour chaque taille.

Baptisé Nalini, ce Fondello révolutionnaire fera de MOA, qui prendra bientôt le nom de Nalini pour tous ses produits, le leader international de l’habillement cycliste. Au point de séduire quelques-unes des plus grandes équipes professionnelles. De Kelme à Barloworld, de la Caisse d’Épargne à Movistar, de Super U à Astana ou Telekom et Fassa Bartolo. Et encore, côté français, Cofidis et Direct Énergie. Avec des champions comme Bartoli, Indurain, Fignon, Ullrich, Cipollini, Cancellara ou Valverde. Et une anecdote, celle d’un certain Christopher Froome travaillant dans un magasin pour Nalini dont il utilisera les tenues un peu plus tard chez Barloworld.

De secteur en secteur, l’émotion et la surprise sont de mise. Par exemple face à ces métiers à tisser géants qui permettent à Nalini de produire in-situ ses propres tissus. Ou ces ateliers d’impression et de sublimation qui donnent l’image d’un atelier d’art. Ou encore ces rayonnages interminables où sont stockés, façon bibliothèque historique, des exemplaires de toutes les tenues professionnelles produites depuis l’origine. Longue pause obligatoire devant celles autrefois dévolues au grand Miguel Indurain et à l’inoubliable Laurent Fignon.

Au fil de la visite l’impression d’un Univers Nalini se confirme. Avec ce mélange réjouissant entre technologies de pointe et artisanat d’art, culture et industrie. En témoignent les stratégies techniques complexes utilisées pour répondre à la demande de Bianchi pour sa nouvelle collection Bianchi Milano. Un mix entre la grande tradition des maglificio italiens et le hi-Tech de la Silicon valley milanaise. Ou encore l’extrême rigueur qui est de mise pour réaliser la nouvelle gamme des vêtements cyclistes Campagnolo. Nous sommes ici dans un autre monde que celui banal de la confection. On touche à la perfection de la haute couture, avec découpe laser et coutures invisibles sur des tissus d’une finesse et d’une technicité inusitée. Avec des personnels attentifs et fidèles qui déclinent le savoir-faire maison comme autant de déclarations de passion.

Trois heures plus tard, tandis que Claudio Mantovani nous fixe un autre rendez-vous, il veut à tout prix nous montrer le Castel d’Ario de l’un de ses héros, le légendaire pilote Tazio Nuvolari, la visite s’achève et laisse notre équipe un peu sonnée par la somme incroyable de talents déployée chez Nalini. Le grand retour de la marque en France, sous son propre label, devrait constituer un événement.

Renseignements : www.nalini.com/it