Bertin C55

par | Oct 9, 2020 | Les essais

Bertin continue de développer sa gamme qui compte désormais pléthore de modèles. L’un d’entre eux est le C55, un aluminium qui se positionne dans le milieu de gamme. Fabriqué en Italie et entièrement personnalisable, ce C55 est digne d’intérêt…

Alu et stylé

La différence et la personnalisation sont certainement les maître-mots des Cycles Bertin. La marque qui a été relancé il y a quelques années par Mickael Bertin propose des machines résolument différentes pour des cyclistes à la recherche d’autre chose, d’une autre expérience, que ne peuvent offrir les constructeurs généralistes. Car au fond, qui aurait l’idée de proposer un cadre aluminium de très haut niveau sur un vélo au tarif contenu ? C’est ce qui fait tout l’intérêt de la marque Bertin, qui se targue en plus de proposer « le vélo à vos couleurs », par un degré de personnalisation tant de la couleur, que du montage.

Un cadre aluminium de haut niveau

Le Bertin C55 est construit en aluminium et plus précisément en Scandium. Ce métal diffère de l’alu classique par l’adjonction de Scandium à faible pourcentage (moins d’1%) dans celui-ci afin d’alléger le tube et d’augmenter sa rigidité. L’usage de Scandium complique la soudure du cadre, mais dans le cas du C55 qui est fabriqué en Italie, ça n’est pas un problème car Bertin fait travailler des artisans au savoir-faire conséquent. Un choix de fabriquer en Italie pour s’éloigner du marketing, pour se différencier donc, mais aussi pour pouvoir proposer un haut degré de personnalisation. Tout est possible, il suffit de le demander. Cela va de l’intégration complète d’un groupe électrique, en passant par une géométrie sur-mesure, sans aucune augmentation tarifaire.

Notre cadre C55 pèse 1300 grammes avec la peinture, ce qui est vraiment bien pour un cadre à freinage disque, qui plus est dans une taille qui n’est pas petite. Un chapeau sur la finition de notre vélo, qui n’a rien à envier à des machines coutant le double ou le triple. Si notre vélo a été peint en Italie, l’opération de finition et de peinture peut être réalisée soit en Italie, soit en France suivant la demande du client.

« Tout est possible, il suffit de le demander. Cela va de l’intégration complète d’un groupe électrique, en passant par une géométrie sur-mesure, sans aucune augmentation tarifaire. »

Ultegra Disc mécanique : une horloge !

Si vous ne souhaitez jamais être embêté par un dérailleur qui fonctionne mal, l’Ultegra mécanique est le groupe idéal. Il reprend la plupart des technologies de son grand frère Dura-Ace et est bien moins onéreux en entretien, sur le tarif des pièces détachées. On comprend pourquoi il a toutes les faveurs des coureurs amateurs… Son montage sied parfaitement à l’esprit du Bertin C55. De la qualité sans faire trop mal au portefeuille. Les roues Fulcrum Racing 3 DB qui équipent notre vélo sont asymétriques et leur conception se montre de grande qualité. Les jantes alu sont usinées pour gagner en poids et les moyeux intègrent des roulements cône-cuvettes, comme sur les sœurs Campagnolo. Associées aux pneus Veloflex à flanc crème, le vélo a fière allure. Les composants FSA Energy qui composent le poste de pilotage bénéficient d’une parfaite ergonomie et leur fiabilité est au-dessus de tout soupçon. Enfin, on apprécie la tige de selle Bertin carbone, au réglage facile et qui permet de gagner quelques grammes.

Sur la route

Quelle rigidité ! Avec l’avènement du carbone, j’avais perdu l’habitude des vélos en aluminium. Surtout des aluminiums haut de gamme. Cette réactivité est omniprésente, quelle que soit la vitesse. Le poste de pilotage FSA est très agréable et le drop faible du cintre permet de manier facilement le vélo, sans se casser le dos.
Je vous parle tout de suite du confort, qui d’ordinaire est plutôt « dur » sur les vélos en alu. En fait pas forcément, car sur le C55 les formes très courbées des haubans et des bases permettent de bien filtrer les chocs en provenance de la route. Ajoutez à cela des pneus Veloflex très souples et voilà que le C55 est plutôt très confortable. Attention, il n’apporte pas la filtration d’un carbone spécialisé dans le confort (de type Synapse ou Roubaix) mais il ne vous malmène pas, loin de là.
Sur terrain plat les roues Fulcrum font un bon travail, et les relances sont agréables. Je ne ressens pas de lourdeur ou d’inertie négative. Le vélo évolue facilement autour de 30 km/h et il passe les petites difficultés avec maestria.
Lorsque la route grimpe, le poids du vélo (son inertie) se fait plus sentir si on n’a pas les jambes pour grimper vite. Il faudra alors tourner les jambes, ce que le C55 accepte sans rechigner. Si vous avez les jambes de feu, (le cadre ne demande que ça), vous trouverez le vélo très joueur et enclin à relancer encore et encore. Évidemment sur ce terrain le vélo gagnerait à être équipé d’une belle paire de roues en carbone, qui lui permettraient de gagner du poids, et surtout de la facilité dans les forts pourcentages.
En descente, avec son freinage disque, le Bertin C55 est impérial. Le comportement est très sain et sûr. Difficile de prendre le vélo en défaut, sauf à attaquer très fort, ce que la géométrie de notre vélo d’essai n’incite d’ailleurs pas à faire.

Un vrai (grand) vélo !

Avec le C55, Bertin nous montre qu’il est toujours possible de s’offrir un vélo de grande qualité, personnalisé et dont la géométrie conviendra parfaitement, sans avoir à dépenser une somme folle. Pour le tarif d’un vélo de milieu de gamme, le C55 offre des sensations et une qualité de roulement digne de machines bien plus onéreuses. Il est beau, bien monté et vous aurez peu de chance de croiser le même. Un super vélo !

Bertin C55

Fiche technique

Cadre Bertin C55, Scandium Dedacciai, fabriqué en Italie
Groupe Shimano Ultegra Disc
Roues Fulcrum Racing 3 DB
Pneus Veloflex
Cintre FSA Energy
Potence FSA Energy
Tige de selle et selle FSA et selle Prologo

Équipement

Tenue Top Vélo
Chaussures Gaerne
Casque Kask
Lunettes 100%

Tarifs & poids

3799 €
Cadre à 1499 € (patins)
et 1599 € (disques)
7,6 kg

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