Bertin C39

par | Juil 8, 2019 | Les essais

Si désormais dans le monde de la course les vélos aérodynamiques sont rois, l’accroissement de leur masse est un fait indéniable. À une époque où l’on cherchait à alléger toujours plus nos vélos, on cherche aujourd’hui à leur faire gagner des secondes, parfois un peu virtuellement.
Chez Bertin on a décidé de jouer la carte de l’aéro tout en contenant le poids, voici le C39 !

Quand l’aéro se la joue light !

Depuis 2016, le retour de la marque Bertin s’est accompagné d’une multitude de modèles. Nous avions essayé le C38 l’année dernière qui nous avait convaincu. C’est au tour de son descendant, le C39 de passer à l’essai. Toujours aérodynamique mais annoncé comme plus léger, le C39 est un vélo de compétition qui doit se montrer largement moins élitiste que le C38.

Ce C39 prend la suite du C38

Si le C38 se montrait très aérodynamique, il restait malgré out un vélo de compétition, très rigide et laissant peu de place au confort. Le C39 devrait ainsi être plus abordable, plus confortable, en bref plus facile. La marque nous indique avoir beaucoup travaillé dans le développement du C39 sur le mélange du carbone et son orientation.
Sa construction fait appel à du carbone 30 Tons (45%), 46 Tons (25%), 60 Tons (10%) et respectivement 10% de fibre à ultra haut module (très rigide) et 10% de fibre à haute résistance aux chocs, disséminés sur le cadre.
Le lay-up est conçu pour offrir le meilleur rapport poids/rigidité possible tout en assurant un bon coefficient aérodynamique.
Les aspects pratiques ne sont pas oubliés avec une intégration des câbles et du serrage de tige de selle. Celui ressemble d’ailleurs à s’y méprendre à celui du Canyon Aeroad !
La finition est de belle facture et un grand choix de couleur est disponible permettant de personnaliser sa machine selon tous les goûts possibles.

Un équipement au top

Bertin n’y est pas allé de main morte en équipant son C39 du groupe Shimano Dura-Ace. Le top de gamme du nippon Shimano en version mécanique représente assurément ce qui se fait de mieux en groupe de compétition. Sa capacité à enchainer les kilomètres sans usure est toujours impressionnante, de même que son fonctionnement, largement irréprochable.
Bertin à décidément choisi de rester dans le haut de gamme avec un poste de pilotage Deda 35 qui a aussi l’avantage de se montrer très esthétique en plus d’être ergonomique.
La tige de selle est en carbone, spécifique au cadre C39 et la selle est une Prologo Dimension 143mm dont le confort n’est plus à démontrer. Elle adopte une forme très tendance, avec un bec court et un arrière assez large.
Le train roulant mérite qu’on s’attarde quelques instants. Les Road 38 SL sont les dernières roues de la marque. Basées sur une jante carbone de 38 mm à pneus (compatibles Tubeless), elles sont annoncées à1350 grammes sur la balance. Leur jante est en carbone 3K unidirectionnel (429 grammes pièce), les rayons sont des DT Aerolite et les moyeux avouent seulement 80 grammes pour l’avant et 207 grammes pour l’arrière.

Sur la route

Dès les premiers mètres le vélo en met plein la vue. Il faut dire que ses moins de 7kg se ressentent tout de suite et à l’heure ou la plupart des machines ont une masse d’environ 7,5 kg, afficher 6,7 kg peut sembler insolent. Et c’est le cas tant on évolue avec facilité.
Par-contre, malgré le montage de pneus Tubeless (des Mavic en attendant les nouveaux Vittoria) je trouve le train roulant assez dur. Très rigide -ce qui est appréciable en relance- sa capacité à filtrer les chocs et vibrations laisse cependant présager un comportement très sportif, ce dont le cadre ne s’accommode pas mal. Mais je sens que des roues plus douces iraient tout aussi bien pour le commun des cyclistes.
Cette grosse rigidité est idéale sur le plat où l’on se surprend à emmener un braquet plus grand que d’ordinaire.
En côte si les jambes sont là tout se passe pour le mieux. On restera de préférence en force pour profiter de la rigidité des roues qui s’accommodent bien mieux de ce type de pédalage. Ceux qui aiment mouliner, sachez qu’avec des Campagnolo Bora 35 le comportement du Bertin s’est trouvé transfiguré.
En descente la géométrie compacte permet de tirer meilleur parti du vélo. Il est très facile à appréhender et se comporte comme on le lui demande.
Quelques mots sur le freinage, très bon au demeurant, le C39 aurait mérité d’être équipé d’étriers de type Direct-Mount.

Plus facile et léger que le C38, indéniablement meilleur !

Il ne faut pas plus de cinq secondes pour sentir la différence. Le C39 est bien plus agréable à utiliser que le C38. Bien plus facile d’accès c’est le type de vélo qui correspond exactement au cyclosportif « sportif » à la recherche d’une machine performante mais pas trop dure. Le confort du cadre n’est pas en reste et le montage proposé par Bertin se montre très convaincant. Seules les roues pourraient se montrer un poil dures pour certains, mais ça il suffira s’en discuter avec la marque !

Bertin C39

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Plat

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Montagne

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Descente

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Rigidité

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Nervosité

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Rendement

  • Plat 80% 80%
  • Montagne 80% 80%
  • Descente 85% 85%
  • Rigidité 70% 70%
  • Nervosité 70% 70%
  • Rendement 75% 75%

Fiche technique

Cadre Bertin Carbone Aero Light (950g)
Fourche Bertin Carbon Aero
Groupe Shimano Dura-Ace
Roues Bertin Road SL 38
Pneus Mavic Tubeless 25mm
Cintre Deda Zero
Potence Deda Zero
Tige de selle et selle Bertin Carbone aéro, selle PrologoDimension 143

Tenue Top Vélo
Chaussures Gaerne
Casque Ekoi Légende

Tarifs & poids

5698 €
6,7 kg
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