Basso Venta Disc

par | Juin 30, 2020 | Les essais

Si Basso est spécialiste des machines de rêve dédiées à la compétition, la marque italienne propose aussi des machines plus accessibles, toujours fabriquées à la main en Italie…

Du made in Italy accessible

On connaît Basso pour ses vélos aux noms évocateurs de performances, comme le Diamante SV. Un peu comme la Miura SV de Lamborghini, le Diamante SV est un vélo « d’homme ».
Pourtant Basso a d’autres cordes à son arc, avec le Venta notamment. Lui aussi fabriqué en Italie, avec le même soin apporté au Diamante SV, il se veut le penchant Endurance d’une gamme désormais bien complète.

Un vélo conçu pour les cyclosportifs

Sa ligne ne trompe pas, le Venta est beau, élégant, c’est un vrai vélo italien. À travers ses traits on reconnaît immédiatement la ligne « Basso ». La zone de serrage de tige de selle et la jonction entre la fourche et la douille de direction ressemblent à celles observées sur le Diamante SV. Une nouvelle cohérence stylistique de la gamme, souhaitée par Basso sans que le design commun n’interfère sur les performances évidemment propres à chaque modèle.

L’intégration des câbles dans le tube transversal est bien réalisée. Les gaines cheminent le long de la douille de direction et ne viendront pas au contact des genoux en danseuse, comme c’est le cas sur de nombreux vélos.
On retrouve aussi un serrage de tige de selle intégré, qui contribue à la ligne élancée du vélo.
L’intégration du freinage disque est bien réalisée et ne fait pas regretter d’avoir choisi ce type de freinage. Pour les réfractaires au freinage disque, sachez que le Venta existe aussi en freinage à patins.

Si le type de carbone utilisé est moins performant que pour les modèles top de gamme, la construction est exactement la même. Un gage de durabilité, de qualité, de finition et de prestige.

Ultegra Disc et Microtech !

Pour contenir le tarif d’un vélo à disque, le groupe Shimano Ultegra est particulièrement indiqué. Bien moins onéreux que le Dura-Ace, il combine un fonctionnement parfait, une masse contenue et une fiabilité sans faille. Bref, ce n’est pas pour rien que l’Ultegra est un vrai best-seller. Même si, on l’avoue, côté ligne il est loin d’être le plus esthétique. On ne peut pas tout avoir.
Les composants Microtech en aluminium sont sympa et bien conçus. S’ils n’allègent pas le vélo, ils offrent une bonne ergonomie. La tige de selle est spécifique, en carbone.
Les roues sont aussi siglées Microtech. Assez simples, en aluminium et légèrement profilées, elles devraient se montrer à l’aise sur le plat. En côte, leur masse ne fera certainement pas de miracles, mais les pneus Michelin Dynamic Sport seront ici encore plus limitants… Un point à faire évoluer ! Et à moins de 2 600 euros, on ne peut absolument pas se plaindre.

Sur la route

Si le Diamante SV essayé dans le Supertest était un pur vélo de compétition, le Venta se montre bien plus accessible. Il suffit de parcourir quelques mètres à ses commandes pour s’en rendre compte.
La géométrie est facile d’accès avec des douilles de direction plutôt hautes et la rigidité du cadre est bien contrôlée. Le confort n’est pas en reste, surtout que notre vélo d’essai est équipé de larges gommes qui effacent les imperfections de la chaussée.
On se sent bien, posé de manière agréable sur le Venta.

Sur le plat, l’inertie des roues fait des merveilles et le vélo enroule avec une grande facilité. La position relevée de l’avant permet de se positionner avec les mains en bas du cintre sans se retrouver complètement plié. Vous l’aurez compris, la performance ultime n’est pas la priorité.

En côte (j’ai emmené ce vélo dans le Mont Ventoux), le cadre se défend plus que bien. Il pâtit cependant d’un train roulant trop inerte qui pénalise à la fois les sensations et l’efficacité. Avec des roues et pneumatiques plus performants, nul doute que le Venta s’apprécierait plus dans cet exercice. Néanmoins, encore une fois, le cadre fait preuve d’une réelle facilité, à des années-lumière de la dureté du Diamante SV. Définitivement un vélo facile à emmener. Et surtout, il est capable de subir de grosses accélérations sans fléchir. Tout se joue dans le lay-up, bien étudié. Ça se ressent.

Dans les descentes, les roues assez lourdes emmènent le vélo. Je n’ai quasiment pas à pédaler, son inertie fait tout le travail. Le freinage à disque est au-dessus de tout reproche et la stabilité met en évidence un comportement totalement neutre. Pas le plus joueur qui soit, il sera bien difficile de se faire peur avec le Venta.

Quelques mots sur le confort qui m’a paru – quelles que soient les conditions – très bon. Je parle de la filtration des vibrations et du contrôle de la machine. Sans avoir recours à des artifices mécaniques comme certains concurrents, le Basso Venta absorbe les chocs de manière merveilleuse. Un peu comme le Gravel de la marque, le Palta le fait aussi. Surprenant !

Cyclosportif

C’est le premier qualificatif qui me vient pour parler du Basso Venta. Une machine très réussie qui ne rate pas sa cible. Une classe indéniable, un comportement à la hauteur, un rendement qui donne le sourire et un confort étudié font du Venta le vélo parfait pour la pratique du vélo sans prise de tête. Le vrai cyclosport, avec une classe indéniable et une fabrication au diapason. La bonne affaire ! 

Basso Venta Disc

Fiche technique

Cadre Basso Venta
Fourche Basso carbone
Groupe Shimano Ultegra Disc
Roues Microtech Disc Clincher
Pneus Michelin Dynamic Sport
Cintre Microtech aluminium
Potence Microtech aluminium
Tige de selle et selle Microtech carbone et selle San Marco GND

Équipement

Tenue WB by Ekoï
Chaussures Gaerne
Casque Kask
Lunettes Vuarnet 002

Tarif & poids

2599 €
8,6 kg

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