Les 10 ans de Cipollini

par | Juin 6, 2019 | Constructeurs, Reportages

Tout le monde connaît désormais les formidables machines siglées du nom prestigieux de l’un des plus grands champions cyclistes de l’ère moderne, Mario Cipollini. Fruit d’un accord historique entre un patron passionné de cyclisme et un ex-champion désireux de faire passer ses idées en donnant une suite technologique à son exceptionnelle carrière, la marque Cipollini n’est pas l’ultime avatar marketing du marché. Les vélos Cipollini, essentiellement monocoques carbone, sont entièrement conçus et réalisés en Italie par les ingénieurs et les techniciens du groupe Diamant de Federico Zecchetto. Un groupe comptant déjà à son actif les marques DMT et ALE.
La marque, désormais référence de style et de performance, célèbre en toute confiance son dixième anniversaire. Comme d’autres s’offrent une coupe de Champagne, pardon, de Prosecco. Avec notamment un renouveau côté français avec la renaissance d’Italvet. Et de nouvelles ambitions côté mère patrie italienne comme nous l’explique avec enthousiasme Philippe Zecchetto.
« Cipollini Cicli, c’est à l’image de Cipollini Champion. Une constante obsession du défi, de la beauté et du style. Le tout en vert blanc rouge naturellement. »

Philippe Zecchetto dans l’atelier de montage Cipollini à Castel d’Ario. Pour ce patron passionné, célébrer les 10 ans des vélos Cipollini est une immense satisfaction. Avec son père Federico, il est parvenu à faire de cette marque nouvelle une référence esthétique.

Un rêve plus loin

C’est à Castel d’Ario, dans cette plaine du Pô riche de rizières et de d’architecture, que le groupe Diamant a installé les ateliers Cipollini Cicli. Une officina néo-moderne où règne l’imagination et la rigueur. Longtemps partenaire de la marque Eddy Merckx, qui lui confiait la réalisation italienne de ses cadres carbone, le groupe Diamant s’est lancé dans la production de ses propres vélos il y a tout juste dix ans cette année. Philippe Zecchetto, fils du fondateur, se souvient avec émotion du lancement de la marque née d’une rencontre entre son père Federico, déjà fameux pour avoir fondé les chaussures DMT et les vêtements ALE, et l’immense Mario Cipollini.
« Mario venait d’arrêter sa formidable carrière. Et il rêvait d’avoir sa marque de vélos. Mon père venait d’arrêter sa collaboration avec les cycles Merckx dont le repreneur de l’époque préférait l’option asiatique comme beaucoup. La marque Cipollini est née de cette rencontre et de cette double ambition. Faire des vélos différents, beaux et ultra performants, 100% fabriqués en Italie dans nos ateliers carbone. »

Dans l’atelier de montage, Philippe Zecchetto explique à Salvatore Lombardo la spécificité des cadres carbone maison : « Ce sont d’authentiques monocoques ! »

Authentiques monocoques carbone, authentiques italiens, authentiques différents, les nouveaux vélos Cipollini firent immédiatement l’effet d’une bombe.
« Ils impressionnaient et faisaient même un peu peur », se souvient notre chef testeur Alex qui bénéficiait à l’époque d’un Cipo de service pour courir en Elite.
Effectivement, les monstres siglés Cipollini, RB 1000 net RB 800, démodaient toute la concurrence. Avec l’arrogance esthétique d’une Lamborghini face à un vulgaire déplaçoir diesel. Et le style d’un objet d’art signé par Trussardi ou Bottega Veneta.
Aujourd’hui, toujours conçus par le maitre ingénieur Carlo, toujours réalisés dans les ateliers maison, toujours aussi italiens, les vélos Cipollini ne se sont pas assagis.
« Tout au contraire, explique Philippe Zecchetto, nos techniciens n’ont de cesse de trouver de nouvelles pistes techniques et stylistiques, et le Top Vélo Award de plus beau vélo de l’année que votre journal a attribué au The One en 2018 est venu récompenser nos efforts et nos ambitions. Nous donnant l’envie d’aller plus loin encore. Par exemple en élargissant notre gramme au Gravel. »

Le montage de chaque nouveau vélo Cipollini fait l’objet de soins quasi maniaques de la part des mécanos italiens.

Chez Italvet, un vent nouveau

Historique distributeur en France des marques du groupe Diamant, ITALVET change de visage avec un nouveau patron et un nouveau siège. C’est désormais Philippe Audry qui préside aux destinées de la structure en charge de Cipollini, DMT et ALE pour la France. Et c’est Macon qui devient la plaque tournante d’un dispositif tout entier tourné vers le service aux vélocistes et aux clubs.
Déjà connu du milieu cycliste avec son agence de communication et d’évènementiel In Yellow, Philippe Audry réussit à concilier sa double passion pour la France et l’Italie. Il a constitué une petite équipe performante qui entend faire d’ITALVET une machine gagnante. En pariant avec sur la qualité, l’authenticité et la traçabilité des productions diffusées.

Chez Italvet on cultive un esprit de partage de valeurs autour de l’ensemble des productions 100% italiennes du groupe Diamant. Chaussures DMT, vêtements ALE, vélos Cipollini.

Philippe Audry est un patron particulièrement attentif. Avec son collaborateur Sébastien De Cock il découvre ici les nouvelle chaussures haut de gamme DMT.

Nous sommes des européens convaincus. Et nous entendons mettre en avant notre spécificité italienne et européenne face aux productions asiatiques qui ont littéralement envahi le marché du vélo depuis vingt ans. Le comble lorsque l’on songe au sport cycliste comme un sport vert respectueux de l’environnement et que l’on sait l’effroyable trace carbone laissées par les importations asiatiques massives. Il faut être cohérent. Nous le sommes. Les vélos Cipollini, comme les chaussures DMT ou les vêtements ALE, sont rêvés, conçus et fabriqués en Italie. Et dans le plus grand respect des règlements européens dans le domaine de la santé.

Philippe Audry

Share This